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Version complète : Bonnart: «Il faut se lâcher, être nous, se dire les choses et trouver les solutions»
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Pour un nouveau joueur c’est difficile de découvrir une période pareille à l’OM ?

Oui c’est difficile mais c’est dans tous les clubs. J’ai vécu ça au Mans quand on est en mal de jeu, d’efficacité qu’on n’a pas la réussite. C’est difficile parce qu’on aimerait tant que ça marche et quand ça ne marche pas c’est dur. Après le public il exprime sa déception, partout c’est pareil, là il y a 60.000 personnes qui vivent pour le football. Mais on partage cette déception, on est les premiers déçus parce qu’on aimerait leur donner satisfaction et il va falloir s’accrocher. Ici le public est passionné, il a envie de frapper à notre place, c’est ce qui peut nous porter aussi à avoir des résultat positifs, j’espère dès mardi. Le club a des objectifs forts et c’est vrai que ces premiers matchs ne sont pas forcément à la hauteur des attentes des supporteurs en matière de jeu et de résultat. C’est normal.

Les joueurs ne sont pas forts mentalement ?
Dans tous les sports la confiance .... depuis le début du championnat on n’est pas forcément dans une confiance, après avoir débuté ce match là en étant assez offensifs, on avait réalisé pas mal de bonnes choses, on encaisse ce premier but qui nous fait très, très mal parce qu’on avait l’impression de marquer. Ce premier but coupe un peu notre élan, on se dit mais qu’est ce qu’il fait là? A un à zéro on se met un handicap dont on n’avait pas besoin, il faut repartir, on frappe mais on ne marque pas et on prend un coup franc sur une erreur, on donne un peu le but, c’est difficile. Deux à zéro quand on est dans une période où on est en difficulté de résultat, la confiance c’est difficile de la retrouver, après on s’accroche mais c’est difficile. C’est sur.

Elmander a été laissé seul c’est une erreur, ça c’est pas le mental ?
Oui plusieurs ingrédients viennent dans un match. Il y a de l’application, de la concentration, c’est vrai que c’est des choses qui nous manquent pour justement palier à ces joueurs rapides. C’est vrai que Battles le joue rapidement mais on doit être beaucoup plus concentré sur ces moments là. Il faut mettre le bleu de chauffe à tout moment, être concentré au maximum et là on l’a payé çash. Il faut réfléchir à ça, on n’a pas besoin de ça, il faut qu’on reprenne des bases très très solides pour déjà éviter ces erreurs là. Je préfère qu’un mec drible quinze joueurs et marque un but pleine lucarne que ça…

L’attention la concentration c’est le BA du métier ?
C’est sur qu’on apprend ça depuis très longtemps. Il faut rester très concentré à tous moments pendant 95 minutes il va falloir se reprendre là-dessus dès mardi.

Vous avez eu de l’expérience, vous avez été capitaine, Givet aussi…

On n’arrive pas tous avec le même statut. Moi je suis arrivé plutôt dans l’ombre, j’ai envie d’apporter énormément à ce groupe mais il ne faut plus qu’on ait cette peur, cette crainte de se parler entre nous. On a de bons joueurs dans le groupe mais il faut savoir aborder les choses dans la réalité, après il faut que chacun prenne ses responsabilités sur le terrain et se dire vraiment les choses. Il faut oublier qu’on est des joueurs, on est des hommes avant tout. Il faut se parler franchement, sans amertume et dans le respect. Quand on se parle franchement je pense que le respect peut être aussi présent et ça peut nous faire beaucoup de bien pour l’avenir. L’expérience est profitable si on se dit les choses, il faut parler le même langage si on veut avancer. C’est important.

Ce n’est pas le cas ?

Je ne dis pas ça. Vous voyez le match comme nous, il manque peut être ce lien de solidarité énorme pour pallier à des difficultés comme aujourd’hui. ? On est dans une période difficile mais il faut s’accrocher. Le sport est ainsi fait. Malheureusement c’est le début de championnat qui est difficile pour nous, il faut s’accrocher et ne pas rester dans sa bulle. Il faut se lâcher, être nous, se dire les choses et trouver les solutions c’est ça le plus important.

Ce match arrive bien ?
Oui, mais il n’y a que la victoire qui est belle. Je dirai que la chance du football nous permet de remettre en jeu chaque fois nos valeurs. De jouer tous les trois jours ça évite de gamberger ,même s’il y a 8 matchs de joués et on n’a pas emmagasiné énormément de confiance, ça effectivement. Le championnat reste l’une des priorité du club, ça c’est sûr, après la League des Champions c’est sûr qu’il faut gagner parce que c’est chez nous, il va falloir se libérer un maximum ,oublier le championnat et se dire qu’on démarre autre chose.

Il y a une crainte ?
Non, s’il y a une crainte ce n’est pas la peine de jouer le match. Chaque joueur qui signe à Marseille sait quels challenges allait aborder l’OM. Ce match qui vient trois jours après une défaite, on va l’aborder avec beaucoup d’application et de concentration, il reste deux jours pour récupérer, on n’a pas de crainte, c’est de l’excitation bien sûr parce que c’est la League des Champions mais dans l’état actuel des choses je ne pense pas qu’il faille penser à ça, il faut trouver une motivation supplémentaire pour décupler nos forces et ça nous servira après pour le championnat, dès samedi on rejoue à Auxerre, deux matchs très important à préparer mais il faut d’abord bien penser à Bésiktas ce qui nous permettra de bien préparer le match d’Auxerre.

Mais pour vous c’est une consécration de jouer contre des équipes comme ça ?
Non. Je ferai le bilan quand j’arriverai à la fin de ma carrière. Je suis venu ici pour vivre des trucs énormes et essayer d’apporter un maximum à ce club. Il n’y a pas de consécration…

A quel poste as-tu joué ?
Au Mans à 20 ans j’ai joué à droite. Après j’ai été balancé à gauche et dans divers postes, mais c’est sûr que j’ai beaucoup plus joué à gauche. Je suis arrivé ici pour pallier l’absence de Taiwo qui partait à la CAN, après je me suis préparé à tout. Même si j’ai plus d’habitudes à gauche, c’est indéniable, je peux aussi jouer à droite. Je m’adapte aux choix du coach, et je m’investis à 100%, je n’ai pas envie de tricher, je ne triche pas.

Vous parler d’échanges, c’est difficile pour un jeune joueur comme vous de parler devant des joueurs de renoms ?
Je ne suis pas si jeune que ça, je suis plus vieux que Cissé, non, mais cette saison j’ai eu la chance de jouer parce que je n’ai pas montré mes retenues, ici je ne les montrerai pas. Ce sont des hommes avant tout. Excusez l’expression mais ils vont aux toilettes comme tout le monde et c’est pareil pour n’importe qui. On n’est rien d’extraordinaire, on est des joueurs, on n’est pas des stars, on ne sauve pas de vies. Il faut se dire les choses, on n’est pas des surhommes, si certains n’acceptent pas ça, tant pis pour eux mais pour le bien de tout le monde c’est bien d’avancer en parlant le même langage. On n’avance pas en se tapant sur la tête comme un berger tape sur la tête de son mouton pour le faire avancer ça, ça ne marche pas mais c’est bien de se dire les choses, de proposer des solutions pour aborder ce match qui est très important…

Vous avez parlé ?
Là on n’a pas le temps, José la caution Marseillaise et Pape Diouf sont intervenus, ils ont dit des réalités sur lesquelles nous on doit s’appuyer en interne pour avancer. Il faut provoquer les choses pour avancer. Il faut se réunir pas par petit groupe et tout le monde a envie de dire les choses, ça se voit sur le terrain. S’il manque des liens c’est qu’il manque quelque choses. Chaque personne a quelque chose à dire. Il faut trouver la solution tous ensemble. C’est important de savoir qu’il y a quelqu’un derrière nous dans un match…

Avant Paris vous avez parlé ?
Pas entre joueurs.

Quand Niang dit chacun fait son numéro, vous lui demandez à qui il pense ?
Non pas du tout. Il a voulu dire, je pense, que ça manque de lien. On prend le ballon, on fait quelque chose sans lien avec personne. On est onze quand on fait un pressing il faut que les 11 le fassent, même le gardien et quand on défend c’est pareil aussi, il faut être onze. Il faut que chacun donne dans le pot commun. Ce manque de lien fait qu’on fait chacun notre petit truc, on pense faire la bonne chose alors que l’autre attend autre chose.

L’entraîneur a une tactique ?
Bien sur il y a une tactique, on a un tableau, on écrit les choses mais la théorie ne remplace jamais la pratique. C’est dans la mentalité, l’approche des matchs et le coach ne peut pas grand-chose à ça.

C’est la peur de mal faire chez certains ?
Non je pense que tout le monde donne son maximum. Il n’y a pas besoin de réinventer le football mais quand il y a un manque de liens de langage entre nous, les choix ne sont pas bons, la passe est trop longue. C’est ça qui amène ces erreurs techniques.

Tu reconnais certains joueurs avec lesquels tu as joué lors des matchs amicaux ?

Oui ce sont les mêmes. Les résultats aujourd’hui, on est moins bien, on a besoin des autres, de solidarité, d’implication collective pour être bien. Une préparation et des matchs amicaux ça n’a rien avoir avec la compétition. La preuve c’est Strasbourg, le match n’a pas été parfait. En amical on n’a eu que des victoires mais je ne me suis pas assis sur ces choses là. Les matchs amicaux c’est important mais la compétition c’est différent.

Mardi c’est le match de la dernière chance avant la crise ?
Il reste 30 matchs de championnat. Ca serait lâche de dire ça. On va trouver des solutions. Même si mardi il y a la victoire au bout, ça n’effacera pas ce qui a été fait avant. Il va falloir du temps pour construire les forces qui nous permettrons d’être plus solides dans nos matchs et repartir vers l’avant. Il ne faut pas lâcher, on est mois septembre et il reste encore beaucoup, beaucoup de match dans toutes les compétitions...

Vous pensez tous pareil ?
Moi j’ai mal dormi, ce matin dans le vestiaire beaucoup tiraient la gueule et c’est normal. La déception est grande, même la colère, c’est ça qui nous permettra d’avancer. Si on part tout en vrille on n’arrivera pas à trouver la solution, il ne faut pas être des fous, il faut être cohérent pour avancer.

L’entraîneur est très fragilisé ?
Chaque joueur aussi. On a tous une responsabilité dans la défaite, tout le club a une responsabilité. L’entraîneur est mis en cause mais on est tous dans le même bateau, nous joueurs, on est les premiers acteurs, on est aussi en danger. C’est ce qui nous fait vivre, il faut être solidaire du coach et faire qu’un pour avancer. Si lui pense des choses et que nous on pense d’autres ça ne marche pas.

Vous aurez le temps ?
On joue dans deux jours… C’est difficile. Mais il reste beaucoup d’échéances, il ne faut pas jeter l’éponge, aujourd’hui on a un mois et demi de compétition, à nous d’être présents dès mardi.
Thanks George Bowdown

Pauvre Bonnart, il doit bien regretter la tranquillité du pays de la rillette.
merci giorgio...que dire si ce n'est.... non même pas en fait....rien...
Bon OK, il a mal dormi, le vestiaire tire la gueule, et blabla bla, et bien, il verrait la tronche que je me tire depuis samedi, il n'aurait même pas envie de répondre à un ITW Gun2Gun2
Marchi Georges ! Bowdown
Enfin en voilàun qui dit la verité......
Quand Niang dit chacun fait son numéro, vous lui demandez à qui il pense ?
Non pas du tout. Il a voulu dire, je pense, que ça manque de lien. On prend le ballon, on fait quelque chose sans lien avec personne. On est onze quand on fait un pressing il faut que les 11 le fassent, même le gardien et quand on défend c’est pareil aussi, il faut être onze. Il faut que chacun donne dans le pot commun. Ce manque de lien fait qu’on fait chacun notre petit truc, on pense faire la bonne chose alors que l’autre attend autre chose.

Et donc.....
C’est la peur de mal faire chez certains ?
Non je pense que tout le monde donne son maximum. Il n’y a pas besoin de réinventer le football mais quand il y a un manque de liens de langage entre nous, les choix ne sont pas bons, la passe est trop longue. C’est ça qui amène ces erreurs techniques.

En fait, personne ne parle a personne.
Mais au fait ce n'est pas le travail de l'entraineur..? du staff.?
De toutes facons une equipe ressemble a son entraineur, et Emon est un tres gentil garcon, donc nous avons une gentille equipe, Emon supporte les choix (mauvais du nigo) notre equipe releve les joueurs ( Cheyrou ) au lieu de se mettre devant pour le sempecher de jouer, une gentille equipe, qui ne gagnera rien, mais cool!!!!!!!!!!!!Gun2
Merci Georges
Dans toutes les interview on a l'impression que tous les joueurs sont dans leurs coin et que personne ne parle a personne.

Ya une interview de Rodriguez sur football365.fr ou il dit :
"On n'est pas des enfants. On est là pour gagner notre vie et pour faire gagner le club, pas pour se faire des cadeaux. On n'est pas forcément amis en dehors du terrain mais sur la pelouse, on doit être unis et tout donner pour un objectif commun."

Donc forcément comment avoir une solidarité sur le terrain si les joueurs ne s'entendent pas dans la vie. Je pense qu'une bonne ambiance dans un groupe participe pour bcp dans les resultats et aide à s'aidfer les uns les autres