deepbluebdr a écrit :Il a été le coach de Nice sans succès, ou on l'a accusé de taquiner la bibine.
Albert Emon*: notre sport nest pas à part de la société
De notre correspondant.
APRES la suspension de quatre mois, dont deux ferme, qui frappe Fabien Barthez pour avoir fumé du cannabis, la réaction de lactuel entraîneur de lOGC Nice et ancien international Albert Emon.
Comment expliquez-vous la multiplication récente des cas de footballeurs pris à «*fumer*»*?
Lorsque jétais joueur moi-même, on buvait des bons coups et puis voilà... Plus sérieusement, je pense que depuis vingt ans les mentalités ont changé parce que la société est plus mal en point et quon demande aux gens dêtre toujours plus performants. Avant, quand on était jeunes, on se faisait moins de soucis pour le boulot, le salaire, le logement, etc. Je crois que le problème de la drogue nest pas propre au football, cest un problème social. Le football est touché parce quil est en osmose avec la société et non à part.
Le problème se pose-t-il à lOGC Nice*? En tant quéducateur, quel langage tenez-vous aux jeunes professionnels*?
Il ny a pas de problème au «*Gym*» à ma connaissance, mais du fait de lenvironnement. Sur la Côte dAzur, les dangers et tentations sont peut-être plus grands quailleurs*; quoique cela reste à prouver. Je tiens à mes joueurs un langage simple*: vous faites le plus beau métier du monde, ne gâchez pas cela*; les échecs que vous allez rencontrer, comme tout le monde, vous ne les surmonterez pas en vous réfugiant dans la drogue.
Quelle est la façon la plus efficace de lutter contre la drogue dans les clubs*?
Il faut dabord bien analyser ce phénomène nouveau, le comprendre, bien sexpliquer entre nous. Cest dabord aux clubs et pas aux instances internationales du football de régler le problème. Je préfère la prévention, la discussion à la répression, bien que je nhésiterais pas à mettre quelquun de côté sil a touché à la drogue. Pour que ça marche, il faut que les joueurs, surtout les jeunes, soient sincères. Les miens le sont, jai confiance en eux.
http://www.humanite.fr/journal/1996-01-1...-18-743318